03/07/2017

Before la Restonica

2017, année de transition, de récupération, de courses plus courtes pour changer et alléger les sorties.

2 objectifs cette année la Restonica en juillet 64km (3700md+) et la Traversée Nord de Belledonne en aout 85km (6000md+).

Avant la Restonica, quelques courses en mode préparation. Petites courses en nombre de participants mais bonne ambiance, pas de fioriture, bénévoles sympas et des sentiers qui m'ont donné envie de prendre un dossard.


14 mai Trail d'Uriage
32km 1500md+ : 2h59 (7ème 2nd V1)

Inscription de dernière minute, à 10min de l'appart. J'y vais pour voir, faire un état des lieux sans trop de conviction, l'envie vient en courant.

Après un tour de parc ça grimpe assez rapidement, le haut de la montée principale s'atteint en 9,4km pour 1016md+, je ne suis pas au top sans baton, c'est laborieux, je suis difficilement les coureurs qui me précèdent.

Après avoir atteint les pistes de Chamrousse, le parcours descend sérieusement, je peux enfin lâcher les poneys, plus confortable pour mon non poids de forme, quelques coureurs de doublés jusqu'au pied de la montée qui permet de rejoindre le Pinet.

Au Pinet, commence à faire chaud, je zappe le point d'eau et mise sur celui annoncé au 26ème, mauvaise pioche, c'est au 30ème que je pourrai boire à nouveau, bilan, des crampes dans la descente du Pinet (ischio), remontée difficile au bourg de St Martin d'Uriage et dernière bourre sur les 2km qui mènent à l'arrivée. Pas si mal finalement mais les montées c'est pas ça.

Et puis le meilleur des lots, un jambon sec de près de 6kg.



21 mai Ultra Tour du Mole
34,6km 3217md+ : 4h45 (14ème 3ème V1)

Grisé par la précédente course, le gout me revient pour me tirer la bourre, l'ultra tour du Mole présente un profil atypique qui m'attire, histoire de bien travailler les montées et de casser de la fibre en descente.

Le niveau général est bien relevé, le départ n'est pas trop rapide mais le rythme devient rapidement difficile à suivre, après 11,8km on a déjà 1571md+ dans le cornet, la descente commence très raide et rude pour les quadri avant de rejoindre des pistes qui permettent d'atteindre la Tour de l'autre côté de la montagne.

Dans cette seconde montée les batons me paraissent indispensables, malgré tout, mes pas sont courts et j'ai du mal à suivre les coureurs qui me précèdent, ça craint quand même cette foulée de misère.

2nd sommet, Tête de l'Ecutieux, 24,2km et 2580md+ 3h30 de nordic walking, on bascule en descente, je suis sans le savoir avec le team manager d'Instinct, affuté comme une lame ce qui tranche avec mon profil de marteau, il m'évite une erreur d'itinéraire, après le 5ème point d'eau, il me devance dans la dernière montée au Mole, quelques coureurs fissurent au soleil et dans la pente.

2nd passage du Mole, je replis les batons, dépose le cerveau sur les rochers, déjà 29,5km et 3200md+, reste devant nous 5,5km et 1400mD- . Je lâche les derniers poneys en serrant les dents le balisage me fait douter, le team manager me laisse passer en haut et je bourrine la bave au lèvre. Une grosse pelle à 500m de l'arrivée, un jeune bénévole me suivait en courant, je l'ai pris pour un coureur… enfin l'arrivée et le podium avec Seb Chaigneau et Olivier Morin.

Me faudra quelques jours pour la digérer cette course, les quadri cramés.

17-18 juin Challenge de Bozel
17 juin 10km 500md+ : 51'44" (11ème 3ème V1)
18 juin 38km 2700md+ : 4h45 (8ème 3ème V1)

On s'extrait de la chaleur Grenobloise pour rejoindre celle de Bozel, au programme un challenge composé d'un courseton de 10km et d'un traille de 38km pour aller voir le Mont Blanc depuis le Mont Jovet.

Le 17 juin le départ est donné à 2km du camping à 18h, fait encore chaud, pas adepte de ce genre de sprint, je prends cher, les cadets me devancent, c'est la misère on cavale à 17km/h pendant quasi 2,5km… c'est donc bien cramoisi que j'entame la montée, en grande souffrance pour relancer, je me console en me disant que le calvaire ne va pas durer trop longtemps, la descente courte me permet de reprendre quelques places et je fini sur les talons du 10ème qui en avait plus sous la semelle.

A l'arrivée, rapidement je suis en décomposition, coup de froid par 30°c, what else ? Ben je bois quasi rien jusqu'à 23h, me baladant en polaire et doudoune alors que tout le monde est en T-shirt… y a conflit entre l'estomac et les intestins aucun des 2 ne semblent vouloir accepter le bol alimentaire… nuit de misère à attendre le déverrouillage du système digestif.

Le 18 juin, 8h, pas frais et pas très enclin à me mettre minable en pleine chaleur, je prends le départ de cette seconde partie du Challenge.

Histoire d'alterner je me décide de ne pas prendre les bâtons qui pourtant auraient pu m'aider dans certaines montées où mon efficacité est douteuse. Finalement on sort sur les crêtes avec des coureurs du 30km, un coureur du 38km me colle, 18km et 2000md+, le Mont Jovet (2554m) est franchi après 2h44.

Un peu plus bas, un ravito permet de refaire le plein et de manger des morceaux de banane. A 20,5km, les deux courses se séparent, ceux qui font le 30km partent à gauche, à droite, la suite du 38km, devant à 2min une personne au loin, personne en vue derrière moi.

Après 22km je dépasse Corine Favre (genoux délicats), mon poursuivant apparaît à 2min. Je profite de la forêt, pour disparaître de sa vue, à un pointage on m'annonce 10ème, pas mal surtout que les 2 qui me précèdent ne seraient pas au mieux.

Au dernier ravito, 27km, le 9ème repart avec moi, la montée dans la prairie en pleine chaleur est rude pour le moral, il se laisse distancer, le parcours est laborieux jusqu'à la Grande Roche avant de basculer vers la descente (enfin). 6km de descente, où je tache de ne pas baver dans un râle d'ours qui court après son repas. Quelques fontaines me rafraichissent, les habitants nous encouragent avec des casseroles ou des cloches (très utile pour déterminer les écarts), je fini par doubler le 8ème, un jeune espoir de 19ans. Le final est sympa avec encore quelques coureurs du 30km de doublés.

Pour ce qui est du challenge, je suis 2nd, ce qui ne sert à rien, l'orga décide de le mettre à la poubelle car nous ne sommes pas assez nombreux, seulement 4 pour cette année.


24 – 25 juin : Défi des 3 Villards
24 juin montée Villard Reymond 5km 1000md+ : 55'50" (14ème)
24 juin montée Villard Notre Dame 5km 853md+ (100md-) : 53'08" (10ème)
25 juin montée Villard Reculas 5,46km 900md+ : 49'53" (11ème / 9ème défi)

Pour changer et bosser la bosse me voilà sur le fameux défi des 3 Villards. Le samedi 24 juin, après la fête de l'école et une ènième nuit de trop chaude pour bien récupérer, me voilà au départ d'un nordic walking express. Départ bourg d'Oisans, arrivée 5km et 1000md+ plus haut à Villard Reymond.

Ca part très vite et difficilement je prends mon rythme et un espace pour essayer de remonter quelques coureurs qui sont bien spécialisés dans ce genre d'effort. Je gère pour ne pas exploser en fixant le cardio et l'altimètre, afin de rester à ma place, j'en chie grave pour alterner marche et course, les autres me montrent que le nordic walking ne s'improvise pas. Je suis donc mauvais marcheur, foulée rachitique due à des ischio trop raides, incapable d'allonger…misère. La bave aux lèvres, dans l'attente de passer les 800md+ et tout faire dans les derniers mètres, la chaleur fait déjà mal, même avant 10h. Je fini par dépasser 3 coureurs dont la 1ère féminine, pour passer en 55'50" en 14ème position, ce qui confirme mon manque d'expérience.

Le repas dans l'ancienne école aménagée en gîte vaut le déplacement, une bonne adresse pour qui n'a pas peur de faire la route ou le chemin, la vue est magnifique, ça donne envie de revenir pour grimper plus haut.

Dans l'am, pour sortir de la bulle, je rentre me changer les idées, j'arrive à nouveau à Bourg d'Oisans vers 16h. WE chargé ici, concentr' de VW, course MTX, vélos de bitume et quelques coureurs pour cette 2nde montée de Villard Notre Dame. Cette fois-ci je demande conseil, on me confirme le fait que les bâtons ne sont pas forcément utiles (du caillou, des marche, une redescente…).

Départ après navette en van, les élus du coin nous lâchent vers 16h15, ça part moins vite, je passe le pont assez bien placé et tente de remonter les coureurs. Sans bâtons les relances marchées sont laborieuses, quelques parties en forêt me permettent de rattraper 2 coureurs, le 3ème V1 est en vue mais plus rapide, la meute qui me suit n'est pas au ralenti, faut toujours relancer sous peine de se faire bouffer. La redescente permet de faire retomber les bpm, déjà faut relancer dans le dernier passage, heureusement c'est plus court qu'annoncé, seulement 5km 853md+ (101md-), je fini tout juste 10ème de l'étape et sur le Défi. (53min08).

Le repas est ici préparé par le maire, simple et conviviale. Le speaker est très sympa tout comme la vue et l'ambiance générale. Je n'étais jamais venu ici, normal la route est assez étroite mais ça vaut le déplacement.

Dimanche, the last manche, des bâtons un poil plus longs pour bourriner dessus en montée me serviront cette fois-ci. Je retrouve un coureur du samedi matin qui n'avait pas pu venir l'am, il va bien m'aider pendant cette montée où le jeu aura été de partir vite et de garder de l'avance sur la 11ème et le 12ème afin de maintenir ma 10ème place au général, le 3ème V1 me doublera en montée, plus fin, plus agile en montée, ma finesse de motoculteur n'aura pas suffi pour le suivre. Je fini 11ème de l'étape, la bave aux lèvres, pour ne pas changer (je ne vais pas faire semblant de pas forcer alors que je suis en surtaquet) avec mon collègue du jour qui arrive plus frais en haut. 5,46km et 900md+ en 49min53. 9ème sur le défi.

Bilan, une bonne séance de cardio-training (2h38 en i3-i4) sans douleur aux jambes, cela devient frustrant de ne pas avoir les quadri détruits, mais je me suis bien fait mal à la gueule,…

Comme pour les précédentes courses, la faible densité de bons coureurs s'explique par le nombre de courses chaque we, cela donne des classements flatteurs mais globalement je ne suis pas en top forme, me reste quelques semaines.

Le volume d'entrainement a nettement baissé sur ces 6 premiers mois par rapport aux dernières années, comme une année de récup' active. Le long commence à me manquer.

Et puis voilà, un urticaire géant me transforme en alien rouge en l'espace d'une montée ! A 10 jours de la Restonica, fin de semaine flinguée, HS, cramé, épuisé... les pieds dans le tapis, pas top bon...


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